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Chauffer correctement avec du bois

Récolte de bois

Bien utilisé, le bois est un combustible très écologique. En effet, l'impact du chauffage au bois sur les émissions de CO² est neutre et ce mode de chauffage contribue ainsi à la protection de notre atmosphère. Il y a quatre conditions indispensables à respecter pour avoir une installation de chauffage au bois contribuant à la protection de la planète et de notre santé:

  • opter pour une installation moderne produisant peu d'émissions
  • utiliser des bûches de bois bien séchées et les stocker dans un endroit sec
  • utiliser correctement votre appareil de chauffage
  • contrôle et maintenance régulière de l'appareil

Puissance du foyer

Une fois l'emplacement de votre future installation de chauffage choisi, il s'agira de prévoir un appareil adapté à cet espace en termes de taille et de puissance. La capacité de l'appareil est indiquée en kilowatt (kW). À noter qu'un appareil trop puissant fonctionnera au ralenti et aura ainsi une performance moindre, ce qui entrainera de fortes émissions. Le constructeur de poêles calculera pour vous la puissance nécessaire pour chauffer l'espace choisi.

Un contrôle automatique pour une combustion optimale

Un appareil de chauffage moderne et pauvre en émissions comprend également un système de contrôle confortable. Celui qui veut économiser de l'énergie en chauffant au bois et qui veut polluer le moins possible avec son poêle ne doit pas se passer d'un système de contrôle automatique de la combustion. Cet appareil high-tech veille à ce que le feu ne soit jamais à court d'air, ou plutôt que la quantité d'air idéale soit toujours disponible dans le foyer. Pour cela, le système de commande automatique mesure à intervalles réguliers la température du foyer et exploite ensuite ces données.

Comment stocker et sécher efficacement le bois?

Si le bois a une teneur en eau élevée, il ne sera pas adapté à un chauffage efficace. Du bois fraichement coupé provenant de la forêt a une teneur en eau de 50-60 % environ. Pour une combustion efficace et pauvre en émissions, cette teneur doit avoir une humidité inférieure à 15 - 20 %. Pour cela, il faut sécher le bois. Le séchage du bois dure – selon l'essence de bois – environ un à deux ans.

Une fois séché, le bois est apte à chauffer. Il faut prêter attention à plusieurs éléments concernant le séchage et le stockage du bois:

  • le bois de combustion doit être abattu durant les mois d'hiver lorsque la sève redescend
  • du bois fraîchement coupé est plus facile à fendre
  • le bois fendu en petits morceaux sèche plus vite que des bûches longues et non coupées
  • le lieu de stockage doit être ensoleillé et aéré, il doit y avoir un support sec et le bois doit être protégé de la pluie
  • une fois le bois bien sec, il faut le consommer rapidement car il peut perdre de sa valeur énergétique

Vérifiez la teneur en eau dans le cas où vous achetez votre bois de chauffage. Si elle est plus élevée que 20 %, vous devez alors pouvoir stocker le bois au sec. Vous pourrez savoir quand le combustible est utilisable grâce à un appareil de mesure d'humidité pour bois.

Quel bois est le plus approprié au chauffage?

Peu importe la sorte de bois que vous choisissez, si c'est du bois résineux ou du feuillu dur, il doit toujours être laissé à l'état naturel. La combustion de morceaux de bois peints, vernis ou traités ou encore de panneaux de particules est interdite dans les installations de chauffages.

La qualité du bois est importante pour chauffer de manière efficace et écologique. Il existe ainsi en France la certification «NF Biocombustibles solides Bois de chauffage» destinée à garantir une bonne performance du bois-bûche.

Essences de bois

Pour les bûches de bois, l'essence de bois joue un rôle important concernant le pouvoir calorifique. Il y a différentes valeurs selon l'essence: par exemple le hêtre (1 stère) = environ 484 kg, l'épicéa (1 stère) = environ 349 kg, séché à l'air.

Essence de bois: bois feuillus durs et bois résineux

Masse volumique apparente (g/dm³)

Pouvoir calorifique (kWh/m³)

Pouvoir calorifique (kWh/stère)

Erable

600

2.600

1.900

Bouleau

640

2.700

1.900

Hêtre

680

2.800

2.100

Chêne

680

2.900

2.100

Peuplier

410

1.700

1.200

Saule

520

2.000

1.400

Douglas

470

2.200

1.700

Epicéa

430

2.100

1.500

Pin

510

2.300

1.700

Mélèze

550

2.300

1.700

Sapin

410

2.000

1.400

Traduction de la source: energieberatung.ibs-hlk.de/planholz_dat.htm

Les feuillus durs (chêne, hêtre, bouleau, frêne, châtaignier, charme, aulne, noyer, fruitiers etc.) sont en général plus appréciés pour le chauffage car la combustion dure plus longtemps. Cependant ils sont plus difficiles à allumer car ils sont de haute densité. Prenez garde au châtaignier qui éclate en brûlant et qui n'est ainsi pas recommandé.

Les feuillus tendres et résineux (épicéa, pin, mélèze, acacia, peuplier, saule, sapin etc.) sont appréciés pour le fait qu'ils prennent facilement feu mais ils brûlent aussi plus vite ce qui convient pour une montée rapide en température. En général on s'en sert plutôt pour démarrer un feu. Prenez garde également au fait que les bois tendres se dégradent vite lorsqu'ils sont stockés dans de mauvaises conditions.

Chauffer correctement ça s'apprend

Il ne faut pas seulement choisir un combustible de qualité mais il faut aussi savoir l'utiliser convenablement: une bonne utilisation aura un impact sur les émissions ainsi que sur la quantité de combustible nécessaire pour chauffer. Cela commence déjà par le moment où on l'allume: en principe, il y a deux manières de brûler le bois dans la chambre de combustion, soit par en-haut, soit par en bas.

La méthode par en haut nécessite souvent plus de temps mais a pour avantage de ne laisser que très peu d'imbrûlés gazeux. Pour cela, il faut d'abord poser les bûches de bois dans le foyer et pour finir mettre par-dessus le petit bois. Glissez ensuite un allume-feu.

Pour allumer le feu par le bas, il faut d'abord poser le petit bois et l'allume-feu au fond du foyer, puis remettre par-dessus une couche de petits bois et enfin mettre les bûches de bois côte à côte avec la partie fendue vers le bas ou sur le côté. Durant la phase d'allumage, vous devez particulièrement veiller à ce qu'il y ait suffisamment d'air pour la combustion. C'est pourquoi le volet d'aération doit toujours être ouvert au début. Ensuite, les arrivées d'air ne doivent pas être trop étroites pendant la phase de combustion.

Si l'intérieur du poêle est resté clair et qu'il n'y a pas de dépôt de suie, cela signifie que vous avez correctement allumé le feu.

Rechargement de combustible

Il ne suffit pas seulement de savoir allumer le feu correctement mais aussi de le réapprovisionner convenablement afin de limiter les émissions. Pour commencer, une fois que le bois est consumé (juste avant que la flamme s'éteigne), vous devez empiler de nouvelles bûches dans le foyer. À la différence du poêle en faïence de masse, le poêle-cheminée doit être plus fréquemment rechargé, et cela par petites quantités. Une surcharge du poêle peut conduire à des émissions polluantes plus élevées et à une perte de chaleur superflue via le gaz résiduel.

Entretien et contrôle par un artisan

Il est nécessaire de prévoir un entretien et un contrôle fréquent de votre futur foyer afin qu'il ne pollue pas et qu'il n'altère pas la pureté de l'air. Le mieux est de faire inspecter minutieusement son installation par un professionnel avant le début d'une nouvelle saison de chauffage. Bien sûr, vous pouvez aussi faire vos propres observations: vous pouvez constater par exemple de gros dépôts dans la chambre de combustion ou des restes de combustion de grosses quantités de combustible non consumé ou de particules de charbon ou de suie. Cela indique une combustion incomplète. Dans ce cas, parlez-en avec votre constructeur de poêles et de cheminées et laissez le vérifier la taille des bûches, la quantité et la qualité (humidité du bois) ainsi que l'aération. Il saura vous donner des conseils sûrs.